Philibert MOUZIN (?-1844) 4 éditions entre 1823 et 1844
voir les gravures
Une remarque anecdotique :
Dans son introduction, Mouzin écrit que "en Angleterre, les
enfants apprennent à s'en servir [de la règle à calcul] en même temps qu'ils apprennent à lire".
On peut toutefois en douter, car quelques années plus tard, Augustus de Morgan, mathématicien anglais, écrit
:"neuf anglais sur dix ne sauraient pas à quoi sert cet instrument s'ils en voyaient un,
et pour ceux qui le sauraient, pas un sur cent ne serait capable de l'utiliser pour résoudre une question
simple". (Penny cyclopoedia)
Il fait allusion au curseur (qu'il n'appelle pas ainsi) à la fin de son ouvrage : "On ajoute quelquefois à la règle à calcul une pièce en cuivre qui peut glisser le long de l’instrument. Elle donne le moyen d’établir plus exactement la coïncidence des traits de la ligne supérieure avec ceux des lignes des sinus et tangentes. On peut encore s’en servir pour marquer le point où l’on est arrivé par une première opération, lorsqu’on a besoin d’en faire une seconde pour parvenir au résultat".
(Voir ICI une règle avec curseur datant de 1671 dans les collections du musée du CNAM à Paris)